Voici comment j’ai résolu le
problème du contrôle de couple sans codeur :
-
J’avais une longue expérience des variateurs du
commerce. Devant leurs limites pour notre application, mon directeur a décidé
de faire fabriquer un convertisseur de fréquence qui nous soit propre. Il avait
déjà travaillé avec une société, il a décidé de lui confier le projet.
-
Les électroniciens me soumettaient leurs
réalisations pour les tests car ils ne disposaient pas de tous les équipements
nécessaires. Un de leur ingénieur apportait un prototype que j’essayais devant lui.
Les nombreuses versions ont toutes présenté des pannes et même des explosions
des transistors de puissance. Pour
comprendre leurs problèmes, j’avais développé alors une simulation sous Excel
de leurs composants de découpage.
-
Au bout des 2 ans d’échecs la société abandonnait
en janvier 1999. Je ne voulais pas rester sur un problème non résolu. J’ai
repris ma simulation Excel et l’ai transformé en un système de découpage
original dont voici le fonctionnement en mars 1999.
-
Les matériels ont été commercialisés avec des
défauts dans des plusieurs pays. J’ai été envoyé pour les dépanner sur site.
Certains ont marché correctement mais la fiabilité n’était pas garantie. Il a donc
été décidé de les remplacer par des convertisseurs ABB avec codeurs. Quelques
années auparavant ABB prétendait avoir le contrôle de couple sans codeur. Ils ont renoncé à certaines applications quand j’ai
montré au directeur de la recherche Finlandais que le fonctionnement était
aléatoire. En 2003, j’ai aidé un collègue à tester un équipement ABB et j’ai trouvé
un grave défaut qui rendait le matériel dangereux. J’ai informé ABB qui m’a récompensé
en m’invitant à un de leur séminaire en station de ski.
-
Confiant dans mon savoir-faire je me suis lancé dans
mon sous-sol dans la fabrication et la programmation d’un prototype de variateur
avec un contrôle de couple sans codeur. J’ai mis environ 200 heures pour arriver
au stade présenté dans ma vidéo.
- Pendant longtemps j’ai cru que j’avais résolu le problème par hasard, maintenant je sais que c’est une accumulation de connaissances et la volonté de ne pas rester sur un échec qui m’a permis de réussir.

